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AUTEUR: Thierry Pasquier

TITRE: Quand le couple SEXplique, le couple SEXtasie

PARUTION: 2015,

GENRE: Actualisation de Soi - Relation - sexualité

FORMAT: Ebook.

PAGES: 179


Complément pour le livre

Les références se trouvent dans le livre afin de ne pas donner ce complément hors contexte du livre, pour éviter les interprétations...


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quand le couple sexplique, le couple sextasie

Complément du livre

LA SEXUALITÉ DANS Un Cour En Miracle

Regardons ce que sont les fantasmes, pour les éliminer afin de tourner notre regard vers l’amour sacré. Je vais le faire non pas avec une définition du dictionnaire, mais avec la vision de Jésus sur le sujet ! Oui, vous avez bien lu ! Non, je ne suis pas clairvoyant – je m’en méfie d’ailleurs. J’ai cependant un petit côté allergique à la censure. Je vous explique :

En 2005 est sortie la version française d’» Un Cours En Miracle » (UCEM), un livre que j’attendais depuis plus de 20 ans. C’est ma maison d’édition de l’époque qui l’a publié et je l’ai découvert le jour de mon anniversaire en 2006. Je jubilais.

L’auteur, ou plus exactement le scribe, est une professeure de psychologie médicale à l’université Columbia de New York : Helen Schucman, à qui le Cours fut « donné » sous forme de dictée intérieure qu’elle a transcrite à la main.

C’était une femme, conformiste en théorie et athée en pratique, qui avait une relation difficile et tendue avec son chef de département, William Thetford, dit Bill. Il lui annonça un jour, à l'improviste, qu'il était fatigué des sentiments de colère et d'agressivité que leurs attitudes reflétaient, et qu'il devait y avoir « une autre voie ». Le Cours semble être cette autre voie.

Aucun des deux n’avait d’intérêt pour la spiritualité. Ce fut donc une surprise saisissante lorsqu’Helen, s’apprêtant à noter ses rêves de la nuit, entendit en elle : « Ceci est un cours en miracles. » Elle partagea ensuite : « Ce fut mon premier contact avec la Voix. Elle ne produisait aucun son, mais elle semblait me donner une sorte de dictée intérieure rapide que je pris dans un carnet de sténographie. L'écriture ne fut jamais automatique. Elle pouvait être interrompue à n'importe quel moment et reprise plus tard. Cela me mettait fort mal à l'aise, mais il ne me vint jamais sérieusement à l'esprit d'arrêter. »

William Thetford (Bill) l’aida à dactylographier et transcrire le Cours durant les sept années que dura l’écriture (de 1965 à 1972). Il s’agit d’environ 1400 pages d’enseignement de « la voix » qu’Helen Schucman, prétend être Jésus, ce qui n’est pas « prouvable » dans un sens ni dans l’autre. À l’expérience de la lecture, seule votre propre petite voix intérieure vous dira la vérité… votre vérité.

De cette « paternité » résulte un vocabulaire judéo-chrétien dont la signification est sérieusement réajustée ! Jésus, qui n’en pouvait plus d’entendre tout ce qu’on lui faisait dire sans même pouvoir se retourner dans la tombe qu’il n’a pas, aurait décidé de mettre les points sur les « i » et les barres sur les « t ». Le Cours est « décapant ! »

Il a finalement été imprimé en 1976 par la Fondation pour la paix intérieure (FIP, la photo du haut), qui a par la suite vendu des millions d'exemplaires. Il a été traduit dans beaucoup d'autres langues, et il a inspiré toute une génération d’auteurs, tels Eckhart Tolle, Marianne Williamson, Gerald Jampolsky et de nombreux autres !

Lorsque j’ai découvert ensuite que ma « nouvelle bible » avait été amputée de plus de 48 000 mots, mon sang froid… s’est mis à bouillir. Je l’ai dit, je fais une allergie à la censure. Je me suis alors démené pour retrouver des originaux jusqu’aux « manuscrits Urtext ».

En cherchant bien, j’y suis arrivé. Ils étaient en anglais évidemment. Ils représentent la plus ancienne copie dactylographiée disponible. La plupart des passages très personnels concernant Helen et Bill, qui se trouve au début du manuscrit original est inclus dans cette édition. L'Urtext n’est pas la copie « originale » du cours, mais il en est très proche, beaucoup plus que toute autre version imprimée. Vous trouverez à la fin l'arbre généalogique de UECM et la chronologie des différentes versions .

Quels sont les sujets censurés ? Je vous le donne en mille : la sexualité et la possession ! L’inquisition était de retour !

Voici donc résumé ce que la version publique d’UCEM ne dit pas :

« Je [Jésus] veux terminer les instructions relatives à la sexualité, parce que c’est un domaine que le travailleur en miracle DOIT comprendre. »[T 1 B 40b] Cette simple phrase coupe court à l’excuse de censure de FIP sous prétexte que ce qui a été omis n’est pas important, car ils concernent Helen et Bill !

Vous remarquerez certainement un changement de style d’écriture et de vocabulaire. J’ai repris parfois les tournures de phrase propre à « la Voix ». Bonne réflexion et méditation.

1.1 La recherche du divin dans l’autre sexe

L’évolution consiste en un élargissement infini de notre conscience. C’est une Révélation progressive du mystère du monde qui nous amène à sortir du doute et de la peur. Ces Révélations intérieures représentent la forme de communication originale et très personnelle entre le Plan d’évolution et les Âmes.

C’est ce sens de proximité à « Dieu » que nous essayons de trouver dans les relations sexuelles. Cette confusion entraîne de l’insatisfaction, voir de la frustration allant jusqu’à la dépression. Le besoin de sexualité, en dehors de la procréation, provient du sentiment de séparation que nous avons. La Révélation, elle, est une expérience de pur amour, pure unité. La proximité physique dans une sexualité conventionnelle (basée sur le besoin et la peur du manque) ne peut pas atteindre cette pure unité Amour. [T1-II.1:1]

Ce qui est important, en arrière de nos actes, c’est le motif : pourquoi désirons-nous, avant tout, entrer en relation avec quelqu'un ? Voilà la question que je vous invite à vous poser avant tout rapport relationnel. [T 1 B 37n] La réponse ne devrait pas être un but égoïste et notre effort devrait tendre à laisser Dieu (l’Intention de l’Univers) libre d'organiser les constellations humaines comme Il l'entend.

Les pulsions sexuelles, vécues sans discernement pour atteindre l’unité à travers le corps sont une erreur d’identité de soi et un manque de respect pour la véritable identité des autres. [T 1 B 37n]

Lorsque notre conscience s’identifie au corps par erreur d’identité (je me prends pour ma personnalité – physique, émotionnelle et mentale), elle peut détourner l’impact des impulsions supraconscientes (guérison, unité, amour sans condition) vers l'orgasme, pâle substitut à cette unité cosmique. [T 1 B 24f]

En d’autres mots, quand une impulsion nous pousse vers une autre personne, ce n’est pas pour une expérience de sexe, mais pour corriger votre vision déformée du monde et voir l’unité où nous voyons de la séparation. Qu’il est donc facile de prendre des vessies pour des lanternes quand il s’agit des impulsions qui nous poussent vers l’autre sexe !

1.2 Fausses associations et irréalité des fantasmes

« Les fantasmes sont un moyen de faire de fausses associations [entre douleur et plaisir pour le sadomasochisme; objets vestimentaires et objet sexuel pour les fétichismes, etc.] et de tenter d'en tirer du plaisir. » Ce sont, par définition, des distorsions de la perception vraie. Bien que chacun puisse s’y adonner, il ne peut pas rendre réel ce qui est irréel, sauf dans sa tête où il pourra alors « adorer cette idole ». Ce n’est pas très bon quand notre but est d’élever notre conscience.

Soyons concrets avec un exemple général : un petit garçon peut facilement voir dans l'image de ses parents une représentation de Dieu. Une partie du corps de sa mère, qui est son idole, peut prendre une importance particulière pour lui, comme ses cheveux lorsqu'il joue sur son épaule et dont il hume la fragrance, ses seins qu'il tète, ses pieds auprès desquels il joue, etc. Il est fort probable qu’à la puberté, les pieds, les cheveux et les seins des femmes l’excitent sexuellement. Sa mère symbolisait Dieu et maintenant les parties de son corps qui l'ont marqué symbolisent sa mère, et donc Dieu. Le processus psychologique est simple.

Ces transpositions de niveau sont souvent très simples, mais elles sont niées et entraînent de la confusion. Il ne s'agit pas de nous en culpabiliser, mais de les corriger.

Cependant, cette confusion entre l'impulsion de « guérir » du sentiment de séparation et l'impulsion sexuelle est une source majeure d’égarement commun pour tous ceux qui cherchent le bonheur par des moyens physiques. Un désert est un désert. Je peux faire tout ce que je veux dans un désert, mais je ne peux pas changer sa nature. Il manquera toujours d'eau, c’est pourquoi c’est un désert. La chose à faire avec un désert c’est d’en sortir. [T 1 B 37ae]

Toutes les racines peu profondes de ces mécanismes (amour romantique ou réalisation des fantasmes sexuels) ne peuvent pas s’enfoncer davantage pour soutenir notre élévation. La seule chose à faire est de les déraciner, ce qui signifie abandonner les fausses idées qui conduisent à un équilibre instable.

Il y a une autre raison de les enlever : quand nous partageons ces fantasmes et romances avec d’autres personnes, nous les entrainons dans l’illusion. Ce n’est guère bienveillant.

Élever sa conscience nous demande de nous alléger : alléger notre nourriture, nos pensées nos émotions et de diminuer l’emprise du corps. La multiplication des corps par la sexualité est certainement la plus forte. Une véritable dépendance naturelle ! L’abstinence masculine peut donc être un grand bienfait, non seulement pour contrer la surpopulation, mais pour l’homme lui-même; pour la femme, les bienfaits de l’abstinence ne font pas l’unanimité et UCEM ne précise pas.

« L’abstinence c’est beaucoup demander ». Oui, et ce n’est pas suffisant. « Ha! Non ? » La maîtrise de soi (abstinence) n’est pas la réponse complète à ce problème. Le mécanisme sous-jacent de la sexualité, la peur et la séparation ne devrait-il pas aussi être déraciné? [T 1 B 37p] Ici, homme et femme sont sur un pied d’égalité.

1.3 Confusion de niveau et utilisation valide du sexe

La tension est le résultat d’une montée progressive d’impulsions miraculeuses [guérison], non exprimées, qui ne peut diminuer qu’en libérant la poussée de l’impulsion miraculeuse qui a été bloquée. La convertir en libido sexuelle produira simplement davantage de blocages. Il n’est donc pas bénéfique d’entretenir cette illusion en nous-mêmes, ou de l’encourager chez les autres. Un « objet » [sexuel] est incapable d’être soulagé parce que c'est un concept qui n’a pas réellement de pouvoir créatif. Reconnaître le vrai pouvoir créateur en Soi-même et chez les autres apporte un soulagement, parce qu’il apporte la paix. [T 1 B 41y]

Les impulsions qui induisent les miracles (ou qui défont l’illusion) et la sexualité viennent toutes deux du subconscient et résultent de la proximité avec les autres. Mais les miracles sont impersonnels , la sexualité non !

Lorsqu’un homme s’incarne sur le plan physique, le vagin et l'utérus de la mère, matrice de l'enfant, symbolisent sa connexion avec Dieu, matrice de l'univers. Pour la femme, cette connexion s'exprime davantage quand un homme désire la pénétrer. D’où l’importance de la qualité de cette pénétration à travers une sexualité sacrée.

Une sexualité inappropriée n’apporte rien de bon hors le plaisir superficiel : elle entraîne de la culpabilité si elle est exprimée, et de la dépression si elle est refoulée. Encore une fois, tout vrai plaisir vient de faire la volonté de l’âme. Chaque fois que ce n'est pas le cas, il s’en suit une expérience de manque, car ne pas faire la volonté de l’âme est un manque… de Soi. [T 1 B 40c]

La sexualité a été prévue comme instrument de création physique pour permettre à des âmes de faire de nouvelles expériences, dans la matière à travers la forme d’un corps, et ainsi accroître et améliorer leur expérience. En créant de nouvelles habitations pour des Âmes et en les guidant à travers la période de l’enfance, l’être humain apprend le rôle du Père lui-même. Le processus est une expérience d'apprentissage pour gagner en grâce, en légèreté, en élévation. [T 1 B 40d]

La seule utilisation valide du sexe est donc la procréation. Soyons honnêtes, la reproduction n'est pas vraiment agréable en soi. C’est un soulagement rapide pour le mâle et une intrusion étrangère tout aussi rapide pour la femelle. En dehors de cet usage, le sexe conventionnel est nuisible par les illusions qu’il entretien. La sexualité sacrée elle, est optionnelle. Vous pouvez vous abstenir…

Même si elle est faite de façon respectueuse, la pénétration n'implique pas de magie, pas plus que ne le fait une autre forme de comportement sexuel. Aucune activité en rapport avec l’image du corps ne peut avoir un effet sur l’Esprit. C’est l’Esprit qui induit la forme et non le contraire. C’est notre présence, notre attention en toute conscience qui mène à l’élévation. [T 1 B 41ay]

Donc, le but de la sexualité, même sacrée, est d’établir une certaine harmonie sexuelle, une paix réelle dans les ménages et non une transcendance. Même l’abstinence ne conduit qu’à une transmutation de l’énergie sexuelle (voir annexe section 8 du livre) et non un changement d’état de conscience ou de plan vibratoire.

1.4 Élimination des fantasmes

Aucun fantasme, sexuel ou autre n’est vrai. Mais, si la sexualité sert à exprimer, domination, soumission, vengeance, humiliation et toutes sortes d'expressions de manque d’amour-unité, c’est ce qui arrivera, tel sera la fin. « La fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la graine. »

Le « péché d'Onan », la masturbation, a été appelé « péché » car c’est une sorte d'auto-illusion pour éviter la relation sexuelle. Un plaisir profond, véritable, sans relation, ne peut exister. [T 1 B 40g] Il y a juste soulagement de la douleur existentielle. Un grand pas en avant est fait dans l’élimination des fantasmes quand nous abandonnons cette pratique pour nous tourner vers l’autre. Malheureusement, nous choisissons souvent nos partenaires précisément parce qu’ils ne sont pas faits pour satisfaire nos fantasmes. Ce n'est pas parce que nous voulons abandonner ou renoncer aux fantasmes, mais parce que nous en avons peur. Nous voyons dans nos partenaires un rempart pour nous protéger contre la peur, tout en continuant « à regarder aux alentours » afin de trouver des occasions d’entretenir les fantasmes. [T 1 B 41av]

L’impulsion sexuelle monte de nos profondeurs biologiques. Lorsque notre mental est développé, il la transforme en idées sexuelles, sans que nous le voulions. Ça pense en nous. Cette impulsion sexuelle, hors la procréation, exprime avant tout la peur de l’isolement, de la séparation et du manque de relation. Et elle nous donne, en plus, du plaisir ! L’attrait est fort. Nous avons un instant de pouvoir, de décision, avant que ne survienne le fantasme. En nous tournant immédiatement vers notre Maître dans le cœur, tout en niant le pouvoir de la peur, et en demandant intérieurement l’aide pour remplacer la peur par l’amour, l’impulsion sexuelle se transforme immédiatement en une impulsion de guérison et de libération de l’illusion. [T 1 B 41u]
Cela demande un simple petit désir, une intention. Il faut vouloir. « L’évolution de l’homme est l’évolution de sa volonté, et la volonté n’évolue pas involontairement.

1.5 Orienter les fantasmes vers l’élévation

Le rêve « du parfait partenaire », de « l’âme sœur », est une tentative de retrouver l’unité par l’extérieur tout en nous cramponnant à des besoins conflictuels intérieurs. [T 1 B 41aw]

Nous devrions choisir la relation particulière pour le plus grand progrès de l’ensemble et non par manque d'unité. Malheureusement, notre volonté n’est pas forte en ce sens quand nous sommes vulnérables au plaisir des fantasmes. La meilleure mesure corrective que nous puissions probablement mettre en œuvre à présent est de faire du mieux que nous pouvons à l'intérieur de cette limite. Toute relation entreprise pour quelque raison que ce soit porte cette responsabilité. [T 1 B 41ba]

Si nous élevons nos propres besoins vers ceux de l’âme et de l’unité, il en résultera inévitablement une élévation des besoins de l’autre personne, même si notre partenaire était attiré, à l’origine, par nous à cause de notre désir fantasmatique irrespectueux.

Généralement, des changements trop radicaux ne font que nous perturber. Dans notre perception d’une nouvelle sexualité, le transfert se fera plus facilement par quelques modifications acceptables et compréhensibles, depuis notre vision actuelle, tout en étant commune avec la nouvelle vision plus sacrée. [T 1 B 41bb]

Vouloir faire abandonner un comportement à quelqu'un avant qu'il n'y soit prêt, c'est comme faire chauffer une cocotte-minute sans soupape de surpression. Vous risquez l’explosion. Nous le voyons se produire avec le célibat des prêtres qui a trouvé sa soupape dans la pédophilie et autre déviation sexuelle. Évitons de vouloir trop vite faire l’ange. Nous avançons naturellement à la vitesse de notre désir de sortir de la souffrance. Un coeur prêt trouve de lui-même le chemin et s'y maintient sans qu'il lui pèse.

D’autre part, il est tout à fait normal, à un moment donné de notre évolution, de ne plus désirer de sexualité. Attention cependant que ce ne soit pas un prétexte pour éviter la puissance purificatrice du feu sacré sexuel. Celui qui est prêt se sent inspiré par l’abstinence pour exprimer une dimension supérieure de sa nature.

Le Bouddha Gautama a enseigné que le monde illusoire de la perception est souffrance. Cela peut paraître exagéré. Peut-être pourrions-nous dire que tout est tension. Et toute tension cherche sa libération. C'est là l'expression première de la dualité dans tout le monde manifesté.

UCEM enseigne à libérer la tension par le vrai pardon et la vraie prière, qui sont en finalité gratitude pour l’apprentissage et louange. Car, dans l'unité (la seule réalité qui soit), le péché et la culpabilité n'existent pas plus que le manque.

1.6 L’amour divin

Nous ne sommes pas des Saints ! Tant que nous ne serons pas totalement illuminés, « L'amour du divin doit être exprimé d’un corps à un autre, parce que notre vision du réel est encore très faible. Nous pouvons ce pendant utiliser notre corps au mieux pour élargir notre perception humaine afin de voir ce qui est invisible à l'œil physique. Le but ultime de l'organisme est de se rendre lui-même inutile. Apprendre à faire cela est la seule véritable utilité du corps. » [T 1 B 40j]

Dans notre progression vers une sexualité de plus en plus consciente, les étapes passent par :

1. Une sexualité valide, pour la reproduction de l’espèce;

2. Une sexualité « vanille », par ajout de la sensualité et le romantisme, une relation au-delà de la reproduction, pour le plaisir;

3. Une sexualité d’exploration : BDSM dans les fantasmes et la pornographie; spirituelle dans les rituels, la respiration contrôlée et la maîtrise sexuelle.

4. Une sexualité avec abstinence d’orgasme, étape plus essentielle pour les hommes aux montées d’énergie plus fréquentes que chez les femmes chez qui elle est « naturelle » .

5. Une sexualité de transmutation de la procréativité en créativité vraie, celle de l’Esprit-âme.

UCEM ne cherche pas à nous priver de ce que nous percevons temporairement comme un désir. La sexualité sacrée, c'est passer progressivement de petit orgasme de décharge à l'orgasme permanent qui est la situation d'unité avec le tout. Comme le disait un moine bouddhiste dans une conférence « quand on est toujours en orgasme, le sexe ne vous manque guère. »

Au-delà de notre perception sensorielle, les fantasmes deviennent totalement inutiles quand la réalité devient apparente et entièrement satisfaisante. La pulsion de l’union sexuelle, quand elle a l’intention correcte, est une pulsion de correction de l’irréel (séparation) vers le réel (unité, ce qui est éternel et immuable). [T 1 B 41t]

Faire l'amour de manière divine, c'est laisser la place à l'intelligence créative (Saint-Esprit) entre deux corps physiques de polarité complémentaire qui sont attirés l’un vers l’autre.

Le sexe fait de manière inappropriée détend seulement parce qu’il peut induire le sommeil physique. Le miracle, d'autre part, est un énergisant. Il renforce toujours, et jamais n’épuise. Il induit la paix, et en établissant la tranquillité (pas la relaxation), il permet à la fois au donneur et au receveur d’entrer dans un état de grâce. Ici l’Esprit miraculeux est rétabli (et non seulement soulagé de la tension). [T 1 B 41x]

Ainsi donc, comme le dit Garry Renard « il est possible d'avoir à la fois une érection et une résurrection... Mais pas en même temps ! » Arrive un moment de bifurcation où il faut choisir entre deux maîtres, le corps et l'esprit.

1.7 Arbre généalogique de UCEM

Nous allons parler ici des cinq Versions de copistes, en 25 éditions en prenant référence sur un texte de Doug Thompson.

1.7.1 INTRODUCTION

La plupart des éditions actuellement disponibles d'un cours en Miracles (énumérés sur la page suivante) sont pour le moins honnêtes et tentent de reproduire une copie raisonnablement exacte d'une Version particulière de copistes. À l'exception de fac-similé et des répliques d’éditions, toutes apportent quelques modifications, tentant de corriger au moins une partie des fautes de frappe involontaires les plus évidentes, bien que plusieurs en aient ajouté un certain nombre de nouvelles et que quelques-unes sont allées au-delà des fautes de frappe « évidentes ».

Les éditions avec l'éditorial « interventions » sont généralement désignées comme « Éditions d’étude » ou « Éditions critiques ». Il n'y a aucun terme générique unique pour les éditions qui ne respectent pas la norme de l’» édition d’étude ». On retrouve les termes « d’édition de loisirs », « édition du lecteur », « Édition populaire » ou « Édition publique ». Certaines éditions, très imprécises, bâclées ou produites par des amateurs ont reçu des termes peu flatteurs. Elles sont pourtant parfois encore utilisées.

Les « éditions » énumérées dans le tableau de « l’arbre généalogique » sont celles qui ont au moins tenté de reproduire un de copies originales avec le moins de modifications sinon pour traiter les erreurs réelles. Elles sont cependant très variables en qualité, précision et professionnalisme.

Le « tableau de l'arbre généalogique » présente les cinq versions des premières copies connues et qui sont soient encore disponibles ou qui existait au moins à un moment donné. Pour chacune des cinq Versions, il y a une liste des éditions distinctes mises à la disposition du public soit sur le net soit comme un livre ou un CD.

Un certain nombre des éditions imprimées est épuisé. Des copies se trouvent dans les bibliothèques ou des librairies de livres usagées, seuls lieux où l’on peut encore les trouver. Il y a certains indices qui laissent supposer qu’il existe d'autres manuscrits de prépublication qui n'ont pas encore fait surface.

1.7.2 LISTE EN DATE DE MARS 2008.

La signification des abréviations est à la page suivante

1. Shorthand Notes 1965-1978; certains documents sont non disponibles)

a) MPF 5 CD, Édition Fac-similée

2007

b) The Greene, Edition Fac-similée

2007

c) MPF cross-referenced “Toolbox” Edition

e-text

2008

d) MPF "Toolbox" partial transcript

e-text

2008

2. Thetford Transcript (très peu d’entre elles ont fait surface) (1965-197?)

a) Aucune copie positivement identifiée n’est connue;

3. Urtext 1968 ? (Grossièrement de la même longueur que « Les Notes »; quelques « passages personnels » ont été enlevés et quelques passages « dictées sans notes » ont été ajoutés

a) Legacy Facsimile Edition

2000

b) Legacy E-text

e-text

2000

c) MPF « boite à outil » Édition Fac-similé

2008

d) MPF « boite à outils » 7 Volumes Urtext

e-text

2008

e) MIAP Complète, 7 Volumes Urtext

Imprimé

2008

4. Version Hugh Lynn Cayce (HLC) 1972 (~50,000 mots enlevés du Urtext)

a) Édition héritée en Fac-similé

b) E-text Hérité

e-text

1999

c) JCIM

Imprimé

2000

d) Blue Sparkly

Imprimé

2003

e) MPF « Corrigé de HLC »

Imprimé

2006

f) MPF « Corrigé de HLC »

e-text

2006

g) Réplique de l’édition MPF

e-text

2006

5. Nun’s (FIP) Version 1975 (~10,000 mots enlevés de HLC)

a) Édition Criswell Fac-similé (Xerox)

1975

b) Première édition FIP (Foundation For Inner Peace)

Imprimé

1976

c) Seconde édition FIP

Imprimé

1996

d) UCEM Version électronique FIP

e-text

1997

e) E-text Hérité (basé sur celle de dessus)

e-text

2000

f) Édition EA

Imprimé

2006

g) Édition Raincoast

Imprimé

2007

h) Troisième édition UECM FIP

Imprimé

2007

i) MPF « boite à outils » FIP2 références croisées

e-text

2008

Légende des abréviations :


Blue Sparkly: 4 volume édition reliée, en quatre volume, de la Fondation de Thetford (disponible en Australie et Nouvelle Zélande uniquement)

E-text: Un manuscrit copié sur fichier texte d'ordinateur. Il peut être utile pour des recherches pour les chaînes de caractères.

EA: Endeavor Academy
Facsimile: numérisation d'un manuscrit original. C'est habituellement un fichier PDF, qui peut également être imprimées.

FIP: (Foundation for Inner Peace) Fondation pour la paix intérieure : FIP1 : première édition FIP2 : deuxième édition

FIP3 : Troisième édition
Greene: Publication de Raphael Greene des Notes sténographiques

HLC: Hugh Lynn Cayce (fils de Edgar Cayce), la Version HLC a d'abord été partagé avec Cayce.
Legacy: “Hétitage”, texte électronique ou télécopie tout d'abord publié anonymement sur le net au début de l’an 2000.

MIAP : Miracles in Action Press

MPF: Miracles Pathway Fellowship publication

Nun’s : le manuscrit de la version abrégée de 1975 a été tapé tout d'abord par une religieuse et donc nommé « Version de la nonne ».

Raincoast: Raincoast Press

Replica: un texte électronique qui tente une fidélité de copie à la source, y compris les fautes de frappe

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