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quand le couple sexplique,
le couple sextasie
Complément
du livre
LA SEXUALITÉ DANS Un Cour En
Miracle
Regardons ce que sont les fantasmes,
pour les éliminer afin de tourner notre regard vers l’amour sacré. Je vais le
faire non pas avec une définition du dictionnaire, mais avec
la vision de Jésus sur le sujet ! Oui, vous
avez bien lu ! Non, je ne suis pas clairvoyant – je m’en méfie d’ailleurs. J’ai
cependant un petit côté allergique à la censure. Je vous explique :
En 2005 est sortie la version française d’» Un Cours En Miracle »
(UCEM), un livre que j’attendais depuis plus de 20 ans. C’est ma maison
d’édition de l’époque qui l’a publié et je l’ai découvert le jour de mon
anniversaire en 2006. Je jubilais.
L’auteur, ou plus exactement le scribe, est une professeure de
psychologie médicale à l’université Columbia de New York : Helen Schucman, à qui
le Cours fut « donné » sous forme de dictée intérieure qu’elle a transcrite à la
main.
C’était une femme, conformiste en théorie et athée en pratique,
qui avait une relation difficile et tendue avec son chef de département, William
Thetford, dit Bill. Il lui annonça un jour, à l'improviste, qu'il était fatigué
des sentiments de colère et d'agressivité que leurs attitudes reflétaient, et
qu'il devait y avoir « une autre voie ». Le
Cours semble être cette autre voie.
Aucun des deux n’avait d’intérêt pour la spiritualité. Ce fut
donc une surprise saisissante lorsqu’Helen, s’apprêtant à noter ses rêves de la
nuit, entendit en elle : « Ceci est un cours en miracles. » Elle partagea
ensuite : « Ce fut mon premier contact avec la Voix. Elle ne produisait aucun
son, mais elle semblait me donner une sorte de dictée intérieure rapide que je
pris dans un carnet de sténographie. L'écriture ne fut jamais automatique. Elle
pouvait être interrompue à n'importe quel moment et reprise plus tard. Cela me
mettait fort mal à l'aise, mais il ne me vint jamais sérieusement à l'esprit
d'arrêter. »
William Thetford (Bill) l’aida à dactylographier et transcrire le
Cours durant les sept années que dura l’écriture (de 1965 à 1972). Il s’agit
d’environ 1400 pages d’enseignement de « la voix »
qu’Helen Schucman, prétend être Jésus, ce qui n’est pas « prouvable » dans un
sens ni dans l’autre. À l’expérience de la lecture, seule votre propre petite
voix intérieure vous dira la vérité… votre vérité.
De cette « paternité » résulte un vocabulaire judéo-chrétien dont
la signification est sérieusement réajustée ! Jésus, qui n’en pouvait plus
d’entendre tout ce qu’on lui faisait dire sans même pouvoir se retourner dans la
tombe qu’il n’a pas, aurait décidé de mettre les points sur les « i » et les
barres sur les « t ». Le Cours est « décapant ! »
Il a finalement été imprimé en 1976 par la Fondation pour la paix
intérieure (FIP, la photo du haut), qui a par la suite vendu des millions
d'exemplaires. Il a été traduit dans beaucoup d'autres langues, et
il a inspiré toute une génération d’auteurs, tels
Eckhart Tolle, Marianne Williamson, Gerald Jampolsky et de nombreux autres !
Lorsque j’ai découvert ensuite que ma
« nouvelle bible » avait été amputée de plus de 48 000 mots, mon sang
froid… s’est mis à bouillir. Je l’ai dit, je fais une allergie à la censure. Je
me suis alors démené pour retrouver des originaux
jusqu’aux « manuscrits Urtext ».
En cherchant bien, j’y suis arrivé. Ils étaient en anglais
évidemment. Ils représentent la plus ancienne copie dactylographiée disponible.
La plupart des passages très personnels concernant Helen et Bill, qui se trouve
au début du manuscrit original est inclus dans cette édition.
L'Urtext n’est pas
la copie « originale » du cours, mais il en est très proche, beaucoup plus que
toute autre version imprimée. Vous trouverez à la fin l'arbre généalogique de UECM
et la chronologie des différentes versions .
Quels sont les sujets censurés ? Je vous le donne en mille : la sexualité et la
possession ! L’inquisition était de retour !
Voici donc résumé ce que la version publique d’UCEM ne dit pas :
« Je [Jésus] veux terminer les
instructions relatives à la sexualité, parce que c’est un domaine que le
travailleur en miracle DOIT comprendre. »[T 1 B 40b]
Cette simple phrase coupe court à l’excuse de censure de FIP sous prétexte que
ce qui a été omis n’est pas important, car ils concernent Helen et Bill !
Vous remarquerez certainement un changement de style d’écriture et de
vocabulaire. J’ai repris parfois les tournures de phrase propre à « la Voix ».
Bonne réflexion et méditation.

1.1 La recherche du divin dans l’autre sexe
L’évolution consiste en un élargissement infini de notre conscience. C’est une
Révélation progressive du mystère du monde qui nous amène à sortir du doute et
de la peur. Ces Révélations intérieures représentent la forme de communication
originale et très personnelle entre le Plan d’évolution et les Âmes.
C’est ce sens de proximité à « Dieu » que nous essayons de trouver dans les
relations sexuelles. Cette confusion entraîne de l’insatisfaction, voir de la
frustration allant jusqu’à la dépression. Le besoin de sexualité, en dehors de
la procréation, provient du sentiment de séparation que nous avons. La
Révélation, elle, est une expérience de pur amour, pure unité. La proximité
physique dans une sexualité conventionnelle (basée sur le besoin et la peur du
manque) ne peut pas atteindre cette pure unité Amour. [T1-II.1:1]
Ce qui est important, en arrière de nos actes, c’est le motif :
pourquoi
désirons-nous, avant tout, entrer en relation avec quelqu'un ? Voilà la question
que je vous invite à vous poser avant tout rapport relationnel.
[T 1 B 37n] La
réponse ne devrait pas être un but égoïste et notre effort devrait tendre à
laisser Dieu (l’Intention de l’Univers) libre d'organiser les constellations
humaines comme Il l'entend.
Les pulsions sexuelles, vécues sans discernement pour atteindre l’unité à
travers le corps sont une erreur d’identité de soi et un manque de respect pour
la véritable identité des autres. [T 1 B 37n]
Lorsque notre conscience s’identifie au corps par erreur d’identité (je me
prends pour ma personnalité – physique, émotionnelle et mentale), elle peut
détourner l’impact des impulsions supraconscientes (guérison, unité, amour sans
condition) vers l'orgasme, pâle substitut à cette unité cosmique.
[T 1 B 24f]
En d’autres mots, quand une impulsion nous pousse vers une autre
personne, ce n’est pas pour une expérience de sexe, mais pour corriger votre
vision déformée du monde et voir l’unité où nous voyons de la séparation. Qu’il
est donc facile de prendre des vessies pour des lanternes quand il s’agit des
impulsions qui nous poussent vers l’autre sexe !
1.2 Fausses associations et irréalité des fantasmes
« Les fantasmes sont un moyen de faire de fausses associations [entre douleur et
plaisir pour le sadomasochisme; objets vestimentaires et objet sexuel pour les
fétichismes, etc.] et de tenter d'en tirer du plaisir. » Ce
sont, par
définition, des distorsions de la perception vraie. Bien que chacun puisse s’y
adonner, il ne peut pas rendre réel ce qui est irréel, sauf dans sa tête où il
pourra alors « adorer cette idole ». Ce n’est pas très bon quand notre but est
d’élever notre conscience.
Soyons concrets avec un exemple général : un petit garçon peut facilement voir
dans l'image de ses parents une représentation de Dieu. Une partie du corps de
sa mère, qui est son idole, peut prendre une importance particulière pour lui,
comme ses cheveux lorsqu'il joue sur son épaule et dont il hume la fragrance,
ses seins qu'il tète, ses pieds auprès desquels il joue, etc. Il est fort
probable qu’à la puberté, les pieds, les cheveux et les seins des femmes
l’excitent sexuellement. Sa mère symbolisait Dieu et maintenant les parties de
son corps qui l'ont marqué symbolisent sa mère, et donc Dieu. Le processus
psychologique est simple.
Ces transpositions de niveau sont souvent très simples, mais elles sont niées et
entraînent de la confusion. Il ne s'agit pas de nous en culpabiliser, mais de
les corriger.
Cependant, cette confusion entre l'impulsion de « guérir » du sentiment de
séparation et l'impulsion sexuelle est une source majeure d’égarement commun
pour tous ceux qui cherchent le bonheur par des moyens physiques.
Un désert est
un désert. Je peux faire tout ce que je veux dans un désert, mais je ne peux pas
changer sa nature. Il manquera toujours d'eau, c’est pourquoi c’est un désert.
La chose à faire avec un désert c’est d’en sortir.
[T 1 B 37ae]
Toutes les racines peu profondes de ces mécanismes (amour romantique ou
réalisation des fantasmes sexuels) ne peuvent pas s’enfoncer davantage pour
soutenir notre élévation. La seule chose à faire est de les déraciner, ce qui
signifie abandonner les fausses idées qui conduisent à un équilibre instable.
Il y a une autre raison de les enlever :
quand nous partageons ces fantasmes et
romances avec d’autres personnes, nous les entrainons dans l’illusion. Ce n’est
guère bienveillant.
Élever sa conscience nous demande de nous alléger : alléger notre nourriture,
nos pensées nos émotions et de diminuer l’emprise du corps. La multiplication
des corps par la sexualité est certainement la plus forte. Une véritable
dépendance naturelle ! L’abstinence masculine peut donc être un grand bienfait,
non seulement pour contrer la surpopulation, mais pour l’homme lui-même; pour la
femme, les bienfaits de l’abstinence ne font pas l’unanimité et UCEM ne précise
pas.
« L’abstinence c’est beaucoup demander ». Oui, et ce n’est pas suffisant. « Ha!
Non ? » La maîtrise de soi (abstinence) n’est pas la réponse complète à ce
problème. Le mécanisme sous-jacent de la sexualité, la peur et la séparation ne
devrait-il pas aussi être déraciné? [T 1 B 37p] Ici, homme et femme sont sur un
pied d’égalité.

1.3 Confusion de niveau et utilisation valide du sexe
La tension est le résultat d’une montée progressive d’impulsions miraculeuses
[guérison], non exprimées, qui ne peut diminuer qu’en libérant la poussée de
l’impulsion miraculeuse qui a été bloquée. La convertir en libido sexuelle
produira simplement davantage de blocages. Il n’est donc pas bénéfique
d’entretenir cette illusion en nous-mêmes, ou de l’encourager chez les autres.
Un « objet » [sexuel] est incapable d’être soulagé parce que c'est un concept
qui n’a pas réellement de pouvoir créatif. Reconnaître le vrai pouvoir créateur
en Soi-même et chez les autres apporte un soulagement, parce qu’il apporte la
paix. [T 1 B 41y]
Les impulsions qui induisent les miracles (ou qui défont
l’illusion) et la sexualité viennent toutes deux du subconscient et résultent de
la proximité avec les autres. Mais les miracles sont
impersonnels , la sexualité non !
Lorsqu’un homme s’incarne sur le plan physique, le vagin et l'utérus de la mère,
matrice de l'enfant, symbolisent sa connexion avec Dieu, matrice de l'univers.
Pour la femme, cette connexion s'exprime davantage quand un homme désire la
pénétrer. D’où l’importance de la qualité de cette pénétration à travers une
sexualité sacrée.
Une sexualité inappropriée n’apporte rien de bon hors le plaisir superficiel :
elle entraîne de la culpabilité si elle est exprimée, et de la dépression si
elle est refoulée. Encore une fois, tout vrai plaisir vient de faire la volonté
de l’âme. Chaque fois que ce n'est pas le cas, il s’en suit une expérience de
manque, car ne pas faire la volonté de l’âme est un manque… de Soi.
[T 1 B 40c]
La sexualité a été prévue comme instrument de création physique pour permettre à
des âmes de faire de nouvelles expériences, dans la matière à travers la forme
d’un corps, et ainsi accroître et améliorer leur expérience. En créant de
nouvelles habitations pour des Âmes et en les guidant à travers la période de
l’enfance, l’être humain apprend le rôle du Père lui-même. Le processus est une
expérience d'apprentissage pour gagner en grâce, en légèreté, en élévation.
[T 1 B 40d]
La seule utilisation valide du sexe est donc la procréation.
Soyons honnêtes, la
reproduction n'est pas vraiment agréable en soi. C’est un soulagement rapide
pour le mâle et une intrusion étrangère tout aussi rapide pour la femelle. En
dehors de cet usage, le sexe conventionnel est nuisible par les illusions qu’il
entretien. La sexualité sacrée elle, est optionnelle. Vous pouvez vous abstenir…
Même si elle est faite de façon respectueuse, la pénétration n'implique pas de
magie, pas plus que ne le fait une autre forme de comportement sexuel.
Aucune
activité en rapport avec l’image du corps ne peut avoir un effet sur l’Esprit.
C’est l’Esprit qui induit la forme et non le contraire. C’est notre présence,
notre attention en toute conscience qui mène à l’élévation. [T 1 B 41ay]
Donc, le but de la sexualité, même sacrée, est d’établir une certaine harmonie
sexuelle, une paix réelle dans les ménages et non une transcendance. Même
l’abstinence ne conduit qu’à une transmutation de l’énergie sexuelle (voir
annexe section 8 du livre) et non un changement d’état de conscience ou de plan
vibratoire.
1.4 Élimination des fantasmes
Aucun fantasme, sexuel ou autre n’est vrai. Mais, si la sexualité sert à
exprimer, domination, soumission, vengeance, humiliation et toutes sortes
d'expressions de manque d’amour-unité, c’est ce qui arrivera, tel sera la fin. «
La fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la graine. »
Le « péché d'Onan », la masturbation, a été appelé « péché » car c’est une sorte
d'auto-illusion pour éviter la relation sexuelle. Un plaisir profond, véritable,
sans relation, ne peut exister. [T 1 B 40g] Il y a juste soulagement de la
douleur existentielle. Un grand pas en avant est fait dans l’élimination des
fantasmes quand nous abandonnons cette pratique pour nous tourner vers l’autre.
Malheureusement, nous choisissons souvent nos partenaires précisément parce
qu’ils ne sont pas faits pour satisfaire nos fantasmes. Ce n'est pas parce que
nous voulons abandonner ou renoncer aux fantasmes, mais parce que nous en avons
peur. Nous voyons dans nos partenaires un rempart pour nous protéger contre la
peur, tout en continuant « à regarder aux alentours » afin de trouver des
occasions d’entretenir les fantasmes. [T 1 B 41av]
L’impulsion sexuelle monte de nos profondeurs biologiques. Lorsque notre mental
est développé, il la transforme en idées sexuelles, sans que nous le voulions.
Ça pense en nous. Cette impulsion sexuelle, hors la procréation, exprime avant
tout la peur de l’isolement, de la séparation et du manque de relation. Et elle
nous donne, en plus, du plaisir ! L’attrait est fort. Nous avons un instant de
pouvoir, de décision, avant que ne survienne le fantasme. En nous tournant
immédiatement vers notre Maître dans le cœur, tout en niant le pouvoir de la
peur, et en demandant intérieurement l’aide pour remplacer la peur par l’amour,
l’impulsion sexuelle se transforme immédiatement en une impulsion de guérison et
de libération de l’illusion. [T 1 B 41u]
Cela demande un simple petit désir, une intention. Il faut vouloir. «
L’évolution de l’homme est l’évolution de sa volonté, et la volonté n’évolue pas
involontairement.
1.5 Orienter les fantasmes vers l’élévation
Le rêve « du parfait partenaire », de « l’âme sœur », est une tentative de
retrouver l’unité par l’extérieur tout en nous cramponnant à des besoins
conflictuels intérieurs. [T 1 B 41aw]
Nous devrions choisir la relation particulière pour le plus grand progrès de
l’ensemble et non par manque d'unité. Malheureusement, notre volonté n’est pas
forte en ce sens quand nous sommes vulnérables au plaisir des fantasmes. La
meilleure mesure corrective que nous puissions probablement mettre en œuvre à
présent est de faire du mieux que nous pouvons à l'intérieur de cette limite.
Toute relation entreprise pour quelque raison que ce soit porte cette
responsabilité. [T 1 B 41ba]
Si nous élevons nos propres besoins vers ceux de l’âme et de l’unité, il en
résultera inévitablement une élévation des besoins de l’autre personne, même si
notre partenaire était attiré, à l’origine, par nous à cause de notre désir
fantasmatique irrespectueux.
Généralement, des changements trop radicaux ne font que nous perturber. Dans
notre perception d’une nouvelle sexualité, le transfert se fera plus facilement
par quelques modifications acceptables et compréhensibles, depuis notre vision
actuelle, tout en étant commune avec la nouvelle vision plus sacrée.
[T 1 B
41bb]
Vouloir faire abandonner un comportement à quelqu'un avant qu'il n'y soit prêt,
c'est comme faire chauffer une cocotte-minute sans soupape de surpression. Vous
risquez l’explosion. Nous le voyons se produire avec le célibat des prêtres qui
a trouvé sa soupape dans la pédophilie et autre déviation sexuelle. Évitons de
vouloir trop vite faire l’ange. Nous avançons naturellement à la vitesse de
notre désir de sortir de la souffrance. Un coeur prêt
trouve de lui-même le chemin et s'y maintient
sans qu'il lui pèse.
D’autre part, il est tout à fait normal, à un moment donné de notre évolution,
de ne plus désirer de sexualité. Attention cependant que ce ne soit pas un
prétexte pour éviter la puissance purificatrice du feu sacré sexuel. Celui qui
est prêt se sent inspiré par l’abstinence pour exprimer une dimension supérieure
de sa nature.
Le Bouddha Gautama a enseigné que le monde illusoire de la perception est
souffrance. Cela peut paraître exagéré. Peut-être pourrions-nous dire que tout
est tension. Et toute tension cherche sa libération. C'est là l'expression
première de la dualité dans tout le monde manifesté.
UCEM enseigne à libérer la tension par le vrai pardon et la vraie prière, qui
sont en finalité gratitude pour l’apprentissage et louange. Car, dans l'unité
(la seule réalité qui soit), le péché et la culpabilité n'existent pas plus que
le manque.
1.6 L’amour divin
Nous ne sommes pas des Saints ! Tant que nous ne serons pas totalement
illuminés, « L'amour du divin doit être exprimé d’un corps à un autre, parce que
notre vision du réel est encore très faible. Nous pouvons ce pendant utiliser
notre corps au mieux pour élargir notre perception humaine afin de voir ce qui
est invisible à l'œil physique. Le but ultime de l'organisme est de se rendre
lui-même inutile. Apprendre à faire cela est la seule véritable utilité du
corps. » [T 1 B 40j]
Dans notre progression vers une sexualité de plus en plus consciente, les étapes
passent par :
1. Une sexualité valide, pour la reproduction de l’espèce;
2. Une sexualité « vanille », par ajout de la sensualité et le romantisme, une
relation au-delà de la reproduction, pour le plaisir;
3. Une sexualité d’exploration : BDSM dans les fantasmes et la pornographie;
spirituelle dans les rituels, la respiration contrôlée et la maîtrise sexuelle.
4. Une sexualité avec abstinence d’orgasme, étape plus essentielle pour les
hommes aux montées d’énergie plus fréquentes que chez les femmes chez qui elle
est « naturelle » .
5. Une sexualité de transmutation de la procréativité en créativité vraie, celle
de l’Esprit-âme.
UCEM ne cherche pas à nous priver de ce que nous percevons temporairement comme
un désir. La sexualité sacrée, c'est passer progressivement de petit orgasme de
décharge à l'orgasme permanent qui est la situation d'unité avec le tout. Comme
le disait un moine bouddhiste dans une conférence « quand on est toujours en
orgasme, le sexe ne vous manque guère. »
Au-delà de notre perception sensorielle, les fantasmes deviennent totalement
inutiles quand la réalité devient apparente et entièrement satisfaisante. La
pulsion de l’union sexuelle, quand elle a l’intention correcte, est une pulsion
de correction de l’irréel (séparation) vers le réel (unité, ce qui est éternel
et immuable). [T 1 B 41t]
Faire l'amour de manière divine, c'est laisser la place à l'intelligence
créative (Saint-Esprit) entre deux corps physiques de polarité complémentaire
qui sont attirés l’un vers l’autre.
Le sexe fait de manière inappropriée détend seulement parce qu’il peut induire
le sommeil physique. Le miracle, d'autre part, est un énergisant. Il renforce
toujours, et jamais n’épuise. Il induit la paix, et en établissant la
tranquillité (pas la relaxation), il permet à la fois au donneur et au receveur
d’entrer dans un état de grâce. Ici l’Esprit miraculeux est rétabli (et non
seulement soulagé de la tension). [T 1 B 41x]
Ainsi donc, comme le dit Garry Renard « il est possible d'avoir à
la fois une érection et une résurrection... Mais pas en même temps ! » Arrive un moment de
bifurcation où il faut choisir entre deux maîtres, le corps et l'esprit.
1.7 Arbre généalogique de UCEM
Nous allons parler ici des cinq Versions de copistes, en 25 éditions en prenant
référence sur un texte de Doug Thompson.
1.7.1 INTRODUCTION
La plupart des éditions actuellement disponibles d'un cours en Miracles
(énumérés sur la page suivante) sont pour le moins honnêtes et tentent de
reproduire une copie raisonnablement exacte d'une Version particulière de
copistes. À l'exception de fac-similé et des répliques d’éditions, toutes
apportent quelques modifications, tentant de corriger au moins une partie des
fautes de frappe involontaires les plus évidentes, bien que plusieurs en aient
ajouté un certain nombre de nouvelles et que quelques-unes sont allées au-delà
des fautes de frappe « évidentes ».
Les éditions avec l'éditorial « interventions » sont généralement désignées
comme « Éditions d’étude » ou « Éditions critiques ». Il n'y a aucun terme
générique unique pour les éditions qui ne respectent pas la norme de l’» édition
d’étude ». On retrouve les termes « d’édition de loisirs », « édition du
lecteur », « Édition populaire » ou « Édition publique ». Certaines éditions,
très imprécises, bâclées ou produites par des amateurs ont reçu des termes peu
flatteurs. Elles sont pourtant parfois encore utilisées.
Les « éditions » énumérées dans le tableau de « l’arbre généalogique » sont
celles qui ont au moins tenté de reproduire un de copies originales avec le
moins de modifications sinon pour traiter les erreurs réelles. Elles sont
cependant très variables en qualité, précision et professionnalisme.
Le « tableau de l'arbre généalogique » présente les cinq versions des premières
copies connues et qui sont soient encore disponibles ou qui existait au moins à
un moment donné. Pour chacune des cinq Versions, il y a une liste des éditions
distinctes mises à la disposition du public soit sur le net soit comme un livre
ou un CD.
Un certain nombre des éditions imprimées est épuisé. Des copies se trouvent dans
les bibliothèques ou des librairies de livres usagées, seuls lieux où l’on peut
encore les trouver. Il y a certains indices qui laissent supposer qu’il existe
d'autres manuscrits de prépublication qui n'ont pas encore fait surface.
1.7.2 LISTE EN DATE DE MARS 2008.
La signification des abréviations est à la page suivante
|
1. Shorthand Notes 1965-1978;
certains documents sont non disponibles) |
|
a) MPF 5 CD, Édition Fac-similée |
|
2007 |
|
b) The Greene, Edition
Fac-similée |
|
2007 |
|
c) MPF cross-referenced
“Toolbox” Edition |
e-text |
2008 |
|
d) MPF "Toolbox" partial
transcript |
e-text |
2008 |
|
2. Thetford Transcript (très peu
d’entre elles ont fait surface) (1965-197?) |
|
a) Aucune copie positivement
identifiée n’est connue; |
|
|
|
3. Urtext 1968 ? (Grossièrement de
la même longueur que « Les Notes »; quelques « passages personnels » ont
été enlevés et quelques passages « dictées sans notes » ont été ajoutés |
|
a) Legacy Facsimile
Edition |
|
2000 |
|
b) Legacy E-text
|
e-text |
2000 |
|
c) MPF « boite à outil » Édition
Fac-similé |
|
2008 |
|
d) MPF « boite à outils » 7 Volumes
Urtext |
e-text |
2008 |
|
e) MIAP Complète, 7 Volumes Urtext
|
Imprimé |
2008 |
|
4. Version Hugh Lynn Cayce (HLC)
1972 (~50,000 mots enlevés du Urtext) |
|
a) Édition héritée en Fac-similé |
|
|
|
b) E-text Hérité |
e-text |
1999 |
|
c) JCIM |
Imprimé |
2000 |
|
d) Blue Sparkly
|
Imprimé |
2003 |
|
e) MPF « Corrigé de HLC »
|
Imprimé |
2006 |
|
f) MPF « Corrigé de HLC »
|
e-text |
2006 |
|
g) Réplique de l’édition MPF
|
e-text |
2006 |
|
5. Nun’s (FIP) Version 1975
(~10,000 mots enlevés de HLC) |
|
a) Édition Criswell
Fac-similé (Xerox) |
|
1975 |
|
b) Première édition
FIP (Foundation For Inner Peace) |
Imprimé |
1976 |
|
c) Seconde édition FIP
|
Imprimé |
1996 |
|
d) UCEM Version électronique FIP |
e-text |
1997 |
|
e) E-text Hérité (basé sur celle
de dessus) |
e-text |
2000 |
|
f) Édition EA |
Imprimé |
2006 |
|
g) Édition Raincoast
|
Imprimé |
2007 |
|
h) Troisième édition UECM FIP |
Imprimé |
2007 |
|
i) MPF « boite à outils » FIP2
références croisées |
e-text |
2008 |
Légende des abréviations :
Blue Sparkly: 4 volume édition reliée, en quatre volume, de la Fondation de Thetford (disponible en Australie et Nouvelle Zélande uniquement)
E-text: Un manuscrit copié sur fichier texte d'ordinateur. Il peut être utile
pour des recherches pour les chaînes de caractères.
EA: Endeavor Academy
Facsimile: numérisation d'un manuscrit original. C'est habituellement un fichier
PDF, qui peut également être imprimées.
FIP: (Foundation for Inner Peace) Fondation pour la paix intérieure : FIP1 :
première édition FIP2 : deuxième édition
FIP3 : Troisième édition
Greene: Publication de Raphael Greene des Notes sténographiques
HLC: Hugh Lynn Cayce (fils de Edgar Cayce), la Version HLC a d'abord été partagé
avec Cayce.
Legacy: “Hétitage”, texte électronique ou télécopie tout d'abord publié
anonymement sur le net au début de l’an 2000.
MIAP : Miracles in Action Press
MPF: Miracles Pathway Fellowship publication
Nun’s : le manuscrit de la version abrégée de 1975 a été tapé tout d'abord par
une religieuse et donc nommé « Version de la nonne ».
Raincoast: Raincoast Press
Replica: un texte électronique qui tente une fidélité de copie à la source, y
compris les fautes de frappe |