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:: CHAPITRES ::

Reine et Chevalier

Ulysse de banlieue

La vision

Sexe et spiritualité

Hétéro, bi ou homo?

Savez-vous Faire l'amour?

1. Fin de la Guerre

2. Le masculin sacré

3. Guérir par l'amour

4. L'amour bretzel

5. La démone

6. Complaisance ?

7. Extase

8. Qui éduque qui?

9. 1ère leçon

10. Sans imagination

11. Sortir du connu

12. Histoire cachée

13. La courtoisie

14. Graal et libido

15. Estime féminine

16. Vision et sexe

17. Pouvoir féminin

18. Pouvoir érotique

19. Servir le tout

20 La croix du sexe

21 Cinq mots ...

22. Dép. Affective?

23. No accusation

24 Au lit !

À suivre... dans ce livre:


:: LES LIVRES ::

Vient de paraître

Quand le couple SEXplique, le couple SEXtasie ...

"Ça réveille les femmes. Ça bouscule les hommes!"


Le Guerrier intérieur (GI)

G.I. Riche et conscient

Lexique du G.I.

Autres livres à venir


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Préparez-vous !

Que se passe-t-il sur Terre?

Faire la lumière

Faire l'Amour

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Faire bien et mal

Faire avec Non-violence

Sociocratie: faire en  groupe

Faire peur (climat et 911)

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:: Faire avec inocuité ::

L’amour sans émotion… et sans fantasmes

Partie 4 : L’amour bretzel à répétition ?

Si j’ai approché un peu l’Amour, c’est en « faisant l'amour vrai ». Je reconnais que cette approche est timide, elle fatigue mon ego. Pourtant, ma volonté est ferme. Je veux. Mais QUI veut ? Je le vois bien, il y a encore de l’ego. Comment vouloir sans vouloir ? Simplicité, présence, petit à petit, patiemment.

Je ne suis pas complètement intégré certes, mais suffisamment pour atteindre un bon niveau de détachement et d’impersonnalité. Ces conquêtes ont été assez laborieuses et je ne peux même pas en être fier sans que l’ego en tire profit. Le travail n’est d’ailleurs pas fini et la vie se charge avec succès de me présenter les lames tranchantes pour que je me « détache » encore et encore, avec souvent quelques entailles dans ma chair émotionnelle.

Je progresse en suivant mon chemin de guerrier intérieur. N’est-ce pas l’essentiel de la vie, le reste n’étant que le décor du théâtre ? Pour un Guerrier de lumière, tout ce qui arrive dans sa vie lui est égal. Au plus peut-il avoir une préférence pour telle ou telle chose, sans attachement si cela ne se produit pas. Mais quand je sens une « érection du cœur » pour une femme, ce non-attachement devient « inhumain », même si j’ai fait ma demande d’enrôlement pour le règne suivant, le règne divin. Ce manque de détachement me ralentit en chemin pour canaliser la pulsion animale vers l’Amour charnel sacré — qui est dans les faits un « ne-pas-faire ».

Quand un tel état de grâce me touche, j’exprime suffisamment d'amour pur, désintéressé, avec mon propre corps pour atteindre cette énergie si fine qui émane des profondeurs de la femme. J’ai senti ces énergies divines profondes monter de son centre à elle. Les ai-je recueillies ? Je ne sais pas. Je me suis senti caressé par un profond bien-être, une paix sans nom, sans même avoir éjaculé.

Ce qui est sûr, c’est que ces moments ne passent pas par une technique. Il ne s'agit pas d'excitation et d'orgasme qui sont gratifiants pour l’ego et me donnent une forme d'autorité si je la réjouis ainsi. Mais je sens bien que ce n’est pas ce que la Déesse en elle recherche vraiment, même du fond de son subconscient. Si je n’avais pas ce sentiment, je baiserai comme tout le monde et ne chercherais pas plus loin.

En pratiquant une sexualité orgasmique, j’ai pu satisfaire des femmes comme un bon repas le ferait. Mais je ressentais qu’elles avaient encore la faim au ventre et la sourde sensation de ne pas avoir été véritablement aimées. Projection de ma part ?

Je me souviens de l’une d’entre elles qui avait constamment envie de faire l'amour, trois fois par jour et plus. Pour ma part, mon rythme était plutôt d'une fois par semaine (comme quoi un homme n’a pas tout le temps envie de baiser !) Nous ne réussissions pas à nous accorder jusqu'à ce que je remarque que chaque fois que le plaisir montait dans son corps, elle trouvait un prétexte pour s'en couper. Généralement, je servais d'exutoire : je lui « faisais mal » en appuyant trop d'un côté ou en lui coinçant des cheveux sur l’oreiller. Tous les prétextes étaient bons. J'avais l'impression d'être un chevalier en armure en train de faire l'amour avec une libellule toute nue ! Dans de telles conditions, c'est comme si elle mangeait quelques bretzels : une heure après elle avait encore faim.

Jouer avec ces énergies subtiles, c'est aller à la rencontre de la mort de l'ego. Dans une sexualité de tension, rien ne se passe ou plutôt, le maximum que je peux ressentir, c’est une détente. C’est un abandon à la mort qui est nécessaire. « Mourir avant de mourir, pour se rendre compte que la mort n’existe pas » disait Eckhart Tolle.

Faire l'amour, conduit vraiment à une mort avant d'exploser dans la lumière. La mort fait souvent peur et son seul antidote véritable c’est l’Amour. Peut-être approcherons-nous ainsi des anciens mythes Atlantes, où les couples qui faisaient l’amour de manière divine étaient immortels.

Question : dans votre expression sexuelle, avez vous le sens de pouvoir descendre bien plus profondément en vous-même et vous élever dans la lumière que vous ne l’avez déjà fait ? Ou bien, vous souvenez-vous d’une fois particulièrement sacrée et subtile, où vous êtes partis vers l’extase, avec ou sans orgasme ?

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La suite... La naissance de la démone


« Ne mélangez pas le désir et l'amour. Le désir recherche frénétiquement une « gratification » après l'autre. L'amour est satisfait en soi. »


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